Semaine 2 – Retrouver le sentiment d’identité – Bilan

Même si ma troisième semaine touche presque à son terme (et oui !), je vais prendre un peu de temps pour faire un petit bilan, remettre le nez dans les notes de cette secondes semaine qui pour moi fut vraiment très riche.

Contrôle de la semaine donc.

Pages du matin

Je les aimes de plus en plus. J’ai réussi à les faire tous les jours, même lorsque je n’étais pas chez moi. Et c’est un véritable challenge. J’ai l’impression qu’elles accueillent de plus en plus mes rêves, ma réalité en devenir. Cette semaine, j’ai l’impression que j’y ais pas mal disserté sur des échec passés, sur des échecs que je n’avais pas digérés, dans lesquels je ne voulais pas reconnaître ma part de responsabilité. Responsabilité qui ne se situe pas au niveau de la culpabilité, mais plutôt dans le fait que je me suis bien des fois mise plus ou moins délibérément dans des situations qui allaient me mener à l’échec. Notamment en ne choisissant pas des personnes suffisamment fiables.

Rendez-vous d’Artiste

Et bien pour le rendez-vous de cette semaine, ça fait un moment que je traînais des pieds pour passer à la bibliothèque française. Il faut dire qu’elle n’est pas bien grande, et n’offre que peu de choix, moi qui aime tant les bibliothèques. Ca peut sans doutes sembler un peu étrange pour un rendez-vous d’artiste. Mais il faut dire que je sors déjà tellement, que ce dont mon artiste a aussi besoin, c’est de calme, d’ambiances feutrées, de repères. J’ai toujours aimé les livres, les rayons de livres, l’acoustique si particulière des bibliothèques, combien de fois n’ai-je rêvé de m’y faire enfermer ? J’avais donc bouclé deux bonnes heures pour y rester zoner, fouiner, chercher, découvrir. Histoire de ne pas juste passer chercher ce dont j’ai besoin, et zaou ! Et j’ai fait quelques découvertes vraiment intéressantes.

A propos des affirmations positives

J’ai donc fait mes affirmations positives toute la semaine. Quelque part je me dis que si je passe parfois autant de temps à ressasser les “tu n’es pas à la hauteur” et j’en passe, pourquoi serait-il si ridicule de faire le contraire ? Et si moi-même je n’y crois pas suffisamment pour y consacrer quelques minutes par jour, pourquoi l’Univers devrait-il s’y intéresser ? Pourquoi d’autres devraient-ils me soutenir ?

Sur le Mérite

Cette semaine fut aussi très douloureuse, vraiment, c’est le mot. devoir lutter contre moi-même pour juste accepter. Accepter que des personnes puissent être bonnes envers moi, me sortir de situations abracadabrantes sans rien demander ou attendre en retour. Mes pages du matin m’ont une fois de plus bien aidée. Je ne pensais pas avoir encore autant de blocages à dépasser de ce côté là. mais les faits sont là, je n’accepte que très difficilement que l’on m’aide, me complimente. C’est vraiment une lutte intérieure à chaque fois. Quand je demande de l’aide, et au moins je n’ai pas cette névrose-là, c’est différent. Je garde le contrôle.

Et pourquoi ? “Après tout ce que j’ai fait pour toi”. C’est fou que cette phrase entendue pourtant des centaines de fois dans la bouche de me mère ne me revienne que maintenant. Mieux vaut tard que jamais. Comme quoi, les programmation les plus simples et les plus directes sont aussi les plus simples.

Bilan de cette 2ème semaine

L’objectif était de “se définir soi-même”.

“Peut-être vous surprendrez-vous à dessiner de nouvelles frontières et à vous approprier de nouveaux territoires puisque vos besoins, vos désirs personnels et vos intérêts vont s’affirmer.”

Même si j’étais déjà sur cette voie-là, j’affine, j’affirme d’autres désirs. J’ai repris mes crayons t mes couleurs au départ pour me vider la tête, pour me changer les idées. Parceque j’avais besoin d’une activité créative en dehors de toute sphère professionnelles. Je sens de plus en plus que la musique est vraiment loin d’être incompatible avec d’autres formes d’art, même chez moi. Pourtant ado, j’ai souvent été à contre courant, en poursuivant plusieurs voies de front. Contre l’avis général d’ailleurs. Et ensuite ? Il faut croire que j’ai perdu de ma fougue. Que peut-être à un moment donné, j’étais fatiguée de toujours lutter pour avoir juste le droit d’essayer de devenir qui je voulais être. Comment retrouver mes certitudes et la force de suivre ce que me dicte mon cœur et mon instinct?

Kesako Libérez Votre Créativité ? Un petit bouquin (ici chez Amazon) de Julia Cameron, format poche, pas cher, mais qui m’est déjà cher…

Un autre résumé de la semaine#2 chez Chry, ici.

Semaine 2 – Retrouver le sentiment d’identité – Part III

Les exercices pour cette deuxième semaine…

Exercice 1 ~ Lecture des affirmations positives contre le scepticisme
Celles de la page 23. Personnellement, je fais l’exercice, depuis plusieurs jours, pour voir. Parce que quand je bloque sur quelque chose, de plus en plus je me dis que je résiste peut-être pour une bonne raison. Mais rien à faire, les affirmations en question ne parle guère. Sans doute parce qu’il y est beaucoup trop question de Dieu – et ma chère Déesse dans tout ça ? Je vais peut-être le passer au féminin pour voir… Et puis, je ne suis pas branchée “dogme”, il n’y a rien à faire.

Exercice 3 ~ Carte de Sécurité

Un exercice que j’avais déjà fait plusieurs fois, sous forme de bouclier, en travaillant avec mes animaux totems. Mais que je refais toujours avec plaisir. Un grand classique donc, dans le cercle sacré ce que l’on veut protéger de ce qui reste dehors. J’ai pris une très grande feuille pour le faire, et ensuite noyé tout ce que je n’aimai pas dans mes craies grasses… On ne peux plus libérateur.

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Semaine 1 – Retrouver le Sentiment de sécurité – Part IV

Je vais sauter quelques exercices je pense… C’est qu’un emploi du temps, ce n’est pas extensible.Donc je zape la lettre… Quoi que! C’est presque tentant !

Exercice 4 : Voyage dans le temps : une histoire d’horreur !

Une autre qui est assez amusante, c’est au CP cette fois-ci. J’étais plutôt une bonne élève, attentive et pas chahuteuse, du coup, je ne faisais que très peu de fautes lors des exercices. Voir même, je n’ai pas fait de fautes pendant des mois. Mais quand je regardais les cahiers de mes petits camarades lors des corrections, je trouvais que c’était vraiment joli toutes ces couleurs, en plus des stylos bleus, eux ils pouvaient réécrire au stylo vert, et la maîtresse leur mettait bien plus de rouge qu’à moi. Je trouvais ça tellement joli, tellement joli toutes ces couleurs, qu’un jour j’ai fait exprès de ne pas recopier ce qui était au tableau. A mon avis, ça devait être un peu gros ! Je me suis fait capter direct, l’instit a pris ça pour de la rébellion, alors que moi, tout ce qui me plaisait, c’était ce bleu, ce vert, ce rouge…

Enfin, ça c’était au temps du CP, ensuite, la langue française m’a offert suffisamment d’occasions de l’utiliser mon stylo vert…

Et pour exorciser ma première “histoire d’horreur” comme les appelle Julia Cameron, j’ai fait ça :

Histoire_d_horreur

Un pré ET un immeuble! Et du texte aussi… Enfin, on  y va mollo quand même sur le texte. Une fois fini, j’ai même trouvé que ça méritait bien un petit cadre – moi qui met si peu souvent mes toiles en valeur.

Semaine 1 – Retrouver le Sentiment de sécurité – Part III

Les exercices de la semaine… C’est que le programme est tout de même assez chargé !

Exercice 1 : Les pages du matin

Pour le moment je m’y tient. Je ne le fait pas toujours dès le saut du lit, j’essaie de le faire au plus tard dans l’heure qui suit, en buvant mon café ou mon thé. J’essais de les faire le plus vite possible. Je l’ai déjà dit, mais je suis complètement addict !
Je sais juste qu’à un moment il faudra les relire, et là, je me dit, non ! ! ! Tout ça ? ? ? Mais combien de temps ça va me prendre?

Exercice 2 : Le Rendez-vous d’Artiste
Je ne l’ai pas encore fait. Aujourd’hui très certainement. Mais je ne sais pas encore vers où aller. Julia Cameron cite des petits plaisirs à s’offrir et que l’on fait seul. Bon, j’avoue que je suis du genre à me faire plaisir ! Il n’en a pas toujours été ainsi, mais depuis quelques années bien compris que si moi-même je ne prenais pas soin de moi et de mon amour-propre, personne ne le ferais. Mon cher et tendre un peu, mais il fallait que j’apprenne à m’aimer suffisamment pour que lui-même continuer à m’aimer. Du coup, je ne sais pas encore trop ce que nous allons pouvoir faire ensemble ? Je pense que je vais l’interroger au pendule

En fait, je crois que je suis aussi intimidée. Et que j’ai peur. De quoi? Mais de passer deux heures dans l’intimité de on artiste intérieur. Et s’il m’en voulait de ne pas lui consacrer assez de temps?

Exercice 3 : Voyage dans le temps : citer les ennemis de votre créativité
Un exercice bien intéressant ma foi, et fort instructif… Quelle liste !
Et en la faisant, je me rend compte que les choses ne sont pas aussi “simples” qu’on veut le penser parfois. Il n’y a pas que les parents et la famille. ce serait trop simple en effet.
En dressant cette liste, je me rend compte qu’il y a des choses qui datent de mon enfance, et des évènements plus récents. Les petits évènements, remarques mal placées et désobligeantes de mon enfance, même si elles marquent sont souvent le fait d’inattention. Les gens ne pensent pas forcément à mal, mais ne font pas attention au fait que leur propos auront. Même lorsqu’il s’agit d’instits. Assez fou de penser que des adultes puissent travailler avec des enfants et ne pas se rendre compte que parfois ils n’essaient pas de se rendre compte des effets de leurs paroles. Il est vrai que mes classes de primaire datent des années 80. Mais j’ai aussi eut de très bons instits.
A l’âge adulte, dans mes monstres, il y a deux profils types qui se dégagent : les jaloux parce qu’ils savent qu’ils n’ont pas le niveaux, et les frustrés et complexés qui n’exploitent pas leur talent.

Exercice 4 : Voyage dans le temps : une histoire d’horreur !
Et bien j’en choisi une qui date de la maternelle. Choisi, ou elle s’est choisie toute seule. Des années que je l’avait oubliée cette vieille histoire… mais qui est plus que riche en enseignement.

A l’époque je ne parlait pas encore très bien français, ce n’est pas la langue que nous parlions à la maison. Après-midi peinture, sur des grandes feuilles au mur, un luxe que je n’avais jamais à la maison, et même de la vraie peinture ! Mais avant de commencer, la “maîtresse” demande à chacun ce qu’il va dessiner/peindre. Je voulais faire un immeuble. C’est bête, mais j’en avais vu un quelques jours auparavant pour la première fois. Enfin, 4 étages, c’était pas les grattes-ciels de New York, mais moi qui n’avais vu que des maisons de village ça avait de quoi m’impressionner. Toutes ces fenêtres, et c’était haut ! Je m’applique. Je crois que c’était même assez réussi.
Mais voilà qu’arrive le monstre derrière moi, qui me houspille devant toute la classe! “C’est ça un Pré ? Venez voir! Elle avait dit qu’elle peignait un pré et en fait c’est un immeuble! C’est ça que tu appelle un pré dit?”. Ben non! Espèce de maîtresse nulle ! Je te dit que c’est pas un pré c’est un immeuble que je voulais faire. Et c’est un immeuble d’ailleurs. Bon, c’est pas de ma faute si tu comprend pas ce que je dis ! Après tout moi je te comprend bien (au passage, ça y est, je sais que ce que j’appelais “prèdio”, dans ton langage à toi c’est “immeuble”). Je me doute bien qu’il y avait bien un aspect pédagogique à la démarche. Mais c’est un peu une vison de la pédagogie que je ne partage pas. Où est le plaisir? Ou est la spontanéité? Et être punie (si!!!! au coin!!!!), juste pour ça?

Ma conclusion: ce n’est pas ce que l’on vit qui compte, mais la façon dont on le vit !
Bref, un exercice qui me fait sourire, mais je vois bien que je peux encore le creuser.

Semaine 1 – Retrouver le Sentiment de sécurité – Part II

Suite de mes réflexions d’hier en ce qui concerne la lecture de la semaine 1. J’ai continué hier à me questionner sur les “convictions négatives” que je pouvais avoir à mon propre sujet.

Votre ennemi intérieur : Convictions Négatives élémentaires

Et bien je crois que j’ai un peu de mal à reconnaître en avoir, des convictions négatives. Comme si elles étaient une faiblesse. Tout est question d’éducation, d’environnement, de codes sociaux. Dans les cultures anglo-saxonnes, un peu d’auto-critique ne fait pas de mal et est au contraire bien perçu. En France, je pense que c’est un peu différent. Le simple fait d’admettre que l’on a eut tord c’est bien souvent “donner le bâton avec lequel on va se faire battre”. On n’aime pas nécessairement entendre des autres quelles sont leurs erreurs, on se sent pris au piège. “Quoi? Faut-il a mon tour que j’admette des torts?”. C’est presque pris comme un signe de supériorité. Oser admettre que l’on a le droit de se tromper.

Du coup… Non, il ne faut rien laisser paraître, tout va bien, je maîtrise tout, je contrôle tout, je n’ai pas besoin d’aide, je sais comment faire ! Alors qu’en réalité mon corps et mon âme se crispent Tu ne doit pas te laisser aller, tu n’as pas le droit de te tromper, tu n’as pas le droit d’être faible, tout doit être parfait.
Et la meilleure façon d’être sûre de ne pas me tromper n’est-elle pas de ne rien faire ?
Aïe, aïe, aïe !!!

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L’allié qui est en vous : armes affirmatives

J’ai bien lu des choses tentantes concernant les affirmations positives (l’incontournable Shakti Gawain ou même chez Denise Linn).
Mais souvent je passe un peu rapidement sur ces exercices. “Oui, bon, oui, d’accord, je suis géniale”. Forcément ça ne mène pas bien loin. Cette fois-ci j’ai essayé de faire l’exercice tel que présenté. C’est à dire que j’en ai retenu une première  affirmation, et je l’ai copié. Copiée et recopiée à la main. Vite à certains moments, plus lentement et en m’appliquant à d’autres. Et que comme l’auteur le prédisait, les réactions de rejet de mon “censeur” ne se sont pas faites attendre.

Mais en même temps que la voix de mon censeur, j’entends aussi la voix de mon cœur et de mon âme, et j’ai au fil des recopiages modifié ma première affirmation pour qu’elle soit de plus en plus précise.

Au fil de l’écriture une autre affirmation, une autre d’une simplicité tellement réconfortante est venue à moi. Et elle me fait du bien celle-là. Elle balaye pas mal d’objections, qu’il s’agisse des miennes ou de celles des autres. Je suis unique et ma voix est unique. entre apaisement et excitation, je me sens comme un torrent au printemps, un torrent qui découvre sa puissance, qui découvre qu’il peut traverser des montagnes, et même les façonner !

Julia Cameron recommande d’utiliser les affirmations après les Pages du Matin, je vais m’y mettre dès demain.

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“Trop souvent c’est l’audace et non le talent qui conduit l’artiste sur le devant de la scène”


L’Arbre de Gaïa

Au départ, je voulais faire un dessin… pour faire un dessin! Il n’y a pas que la symbolique qui m’intéresse dans le fait de peindre et de dessiner. Je me dis aussi que j’aimerais bien faire des “vrais tableaux”

Et j’avais d’ailleurs en tête quelque chose d’assez précis: je voulais faire une sorte de paysage très dépouillé, très gris, très zen. Avec juste un ou deux éléments. Et voilà que mon crayon s’emballe!

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Du coup, je l’ai laissé de côté quelques jours, non sans avoir gribouillé un peu de texte pour expliquer ce que je voulais faire au départ.

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Ce dessin m’a vraiment intriguée, interrogée, inspirée.
Ces longues racines qui ressemblent à des veines, des rameaux, des branches… Comme si l’essentiel était sou la surface. Toujours ce besoin d’enracinement récurant. Besoin de sécurité aussi.
L’Arbre, centre de mon moi, là encore ce n’était pas prémédité, et le résultat n’en est que plus parlant. Malgré ses longues racines, cet arbre peine à se développer dans le monde du milieu. Quelques rares feuilles, ni fleurs, ni fruits. Et pourtant, l’Air semble pur, il n’y a aucune raison. Malgré tout, des bourgeons (là encore ce n’était pas prémédité) commencent à s’ouvrir de part et d’autre.
Au sommet la Terre qui émerge telle un fui pas encore mûr.
Qui se tient au cœur du tronc de l’Arbre? L’Âme de l’Arbre, Gaïa?

Pendant des années, j’ai vécu dans la croyance que je ne savais pas utiliser les couleurs. depuis quelques temps, je les utilise avec frénésie. Il faut dire que petite, évidement, je n’avais pas souvent le droit de sortir des couleurs – au risque de “tout salir”!!!

A une autre échelle, tout cela reflète aussi mes préoccupations du moment concernant l’environnement. Voilà plus de 15 ans que j’ai toujours fait attention à ce que j’achetais, préférant le bio à l’époque ou c’était encore totalement inconnu, les produits écologiques. Essayant des choses, recyclant. mais depuis mon déménagement, j’ai du mal à m’y retrouver. Une grande ville ce n’est vraiment pas aussi facile, surtout dans un pays ou justement, j’ai l’impression de me retrouver 15 ans en arrière. Après des semaines de recherche, je viens enfin de trouver une façon de me faire livrer non seulement des légumes bio, mais aussi d’autres produits de base, comme les œufs, la farine.

Une fois de plus, je suis bluffée par la façon dont ces dessins me parlent!

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