Un gilet Islandais
March 7, 2012 8 Comments
Il est encore temps pour porter un petit gilet an laine, non ? Mais quelle laine surtout ! Un bouclé tout doux et tout moelleux, et chaud… Quand je l’ai trouvée, je ne savais pas encore ce que j’en ferais, et ce modèle, Peysufatapeysa (j’ai fait un copié/collé, impossible de me mettre son nom imprononçable dans la tête/les doigts), ce modèle donc était dans ma liste de projets en attente depuis des lustres. Plus d’un an en tous cas. Je me suis dit que pour un modèle à steeker, ce beau fil avec des fibres super longues et bouclées serait idéal, la jauge correspondait, il y avait plus qu’à s’y mettre.
Le modèle est inspiré du costume féminin islandais du 18ème siècle (dixit sa créatrice), et ce qui m’avait plus ce sont les espèces de “volants” en bas des manches et du corps.
J’ai fait la taille M, explications assez claires à condition de bien lire toutle patron avant. Je trouve que la taille est bien ajustée, ni trop peu ni trop, juste ce qu’il faut.le modèle se tricote depuis le bas, en allers-retours tout d’abord, puis en rond, et on coupe avant de faire les finitions.
Côté finitions, autant mon Brynja m’avait paru interminable, des semaines avant de me mettre aux finitions, autant pour celui-ci, je les ai faites dans la foulée. Sans doutes parce que je m’y attendait. Donc, le steek, même plus peur, comme quoi, il suffisait de s’y mettre.
Souvent dans les modèles qui se tricotent depuis le bas, ce que je déteste c’est la phase du grafting (la cou
ture au niveau des aisselles, sensée être invisible). Il y a toujours un moment ou j’oublie une boucle, je comprend bien le principe, mais au moment de le faire, c’est jamais très propre
, ça a même tendance à gâcher les finitions de mes tricots. J’ai donc testé autre chose, j’ai rabattues ensemble ces fameuses mailles avec la technique à 3 aiguilles.
Et pour me motiver en me disant que je n’aurais pas toutes ces finitions à faire après, je l’ai fait au moment ou j’ai placé les manches et le corps sur la même aiguilles circulaire, sur l’envers du travail. Le résultat, en dehors d’être bon pour mon moral, est aussi relativement propre, mais encore perfectible. Après ce “bind off” (oui, quel peut bien être le substantif en français ? rabattage ? le mot existe, mais un peu barbare), donc après cette manip, il reste encore les petites mailles que l’on fait habituellement de part et d’autre du grafting, et qu’il faut aussi faire ici pour combler les petits trous. Mais là aussi, je pense que ma technique est perfectible. C’est toujours une espèce de bidouille, que je ne trouve pas très propre. Si quelqu’un à des pistes, des sites ou des livres, je suis preneuse.
Je regrette un peu de ne pas avoir fait la partie du corps volantée un peu plus longue, elle ne rend pas tout à fait comme sur le modèle, et je pense que ça collerait mieux à ma silhouette. Si je le refais je pourrais peut-être aussi ajuster un peu plus le col. Mais pour le reste, j’adore !
Modèle Peysufatapeysa de Margrét Linda Gunnlaugsdóttir



















